Les invertébrés

Les invertébrés
Les invertébrés ont une importance dans l’écosystème aquatique. Ils sont entre autres un indice de la qualité des eaux.

Les invertébrés aquatiques sont des animaux dépourvus de colonne vertébrale appartenant à des groupes zoologiques très diversifiés et de taille variable.

Les diverses espèces d’invertébrés confèrent à l’écosystème une grande biodiversité. Les  invertébrés occupent une place clé  en tant que source de nourriture pour d’autres espèces animales. Les macro-invertébrés macro-invertébrés (>0,5mm) participent à la dégradation de la matière organique (feuilles qui tombent dans l’eau). Les invertébrés exploitent toutes les niches écologiques de l’écosystème : colonne d’eau, interface eau-sédiment, sédiment, plantes ou algues. Certaines espèces de macro-invertébrés sont des bio indicatrices de qualité. Leur présence ou absence nous renseigne sur l’état écologique de l’eau

 

Les principaux groupes d’invertébrés du lac de Sanguinet

On distingue le cladocère, l'ostracode, le copépode (zooplancton < 1mm) qui sont des animaux microscopiques se nourrissant de micro algues (phytoplancton) et qui sont consommés par d’autres invertébrés et jeunes poissons.

 

Les vers

Les triclades ou planaires (taille ~ 5 mm) se nourrissent d’autres invertébrés vivants, malades ou morts. Les sangsues (15 à 80 mm) sont très résistantes à la pollution organique, elles sont soit prédatrices soit parasites (pompant le sang de leur hôte). Les oligochètes sont majoritairement détritivores et se nourrissent de matière organique. Ils constituent une source de nourriture importante pour d’autres groupes de macro-invertébrés et poissons.  

 

Les mollusques

Les mollusques bivalves comme la corbicule (~20 mm) est une espèce d’origine asiatique qui s’est répandue dans le sud ouest depuis les années 90. Elle filtre l’eau pour se nourrir et y récupère le microplancton. L’épisode de canicule de l’été 2003 a fortement affecté les populations du lac.   Les mollusques gastéropodes sont principalement herbivores ou détritivores, on les rencontre sur les plantes, les algues ou les pierres dont ils raclent le substrat.

 

Les crustacés

Les osopodes comme les Asellides (jusqu’à 15 mm), détritivores, résistent très bien à la pollution organique. Ils sont la proie des planaires, sangsues poissons et oiseaux aquatiques.  Les amphipodes comme les gammares (jusqu’à 20 mm) ont le même comportement que les isopodes. Les décapodes sont des espèces exotiques d’écrevisses et se rencontrent dans le lac comme l’écrevisse de Louisiane. Elles peuvent causer des dégâts sur les berges et sont particulièrement appréciées des oiseaux et des ragondins.  

 

Les insectes

Il s’agit du groupe le plus représenté. Certaines espèces réalisent l’intégralité de leur développement en milieu aquatique. Chez d’autres espèces seules les larves sont aquatiques. Le Gerris effectue l’intégralité de son cycle de développement en milieu aquatique. Les adultes, vivant à la surface de l’eau, sont prédateurs ou « charognards » (cadavres d’insectes ou autres invertébrés). Les larves de libellules sont de redoutables prédateurs. Elles peuvent rester jusqu’à 3 ans dans le milieu aquatique avant de se métamorphoser en adulte. Certaines larves de trichoptères se protègent dans des fourreaux constitués de divers matières disponibles dans l'eau (gravillons, brindilles, sable, feuilles).