Conserver : de la fouille au musée

Conserver : de la fouille au musée
S’appuyant sur les avancées des sciences, les archéologues se dotent des méthodes scientifiques pour sauvegarder le passé.

S’appuyant sur les avancées des sciences, les archéologues se dotent des méthodes scientifiques pour sauvegarder le passé.   

Jusqu’à ce jour, les fouilles ont permis de réunir 450 objets inventoriés dont 39 pirogues en chêne et en pin. Si l’eau du lac continue de protéger 36 pirogues in situ, 3 d’entre elles ont été dégagées pour être valorisées au musée. Il a fallu, en amont les traiter pour les stabiliser. Extraites du lac en 2003, elles ont été confiées au laboratoire ARC-Nucléart à Grenoble, spécialisé dans la conservation et la restauration des biens culturels en matériaux organiques et poreux tels que le bois, les cuirs et les peaux, les composites bois/métal, la vannerie et les cordages. 

Le procédé Nucléart consiste à remplacer progressivement l’eau contenue dans le bois par un solvant. Si on observait la structure d’un bois après une longue période d’immersion, on verrait une multitude de pores remplis d’eau. Chacun de ces pores se comporte comme un ballon. Une fois à l’air libre, l’objet sèche, l’eau contenue dans les pores s’échappe, les fibres du bois encore molles ne sont plus supportées et l’objet s’écroule. Selon  la taille de l’objet, le traitement dure de quelques mois à plus d’un an.

Deux pieux en bois provenant du site de l’Estey du Large et une auge extraite de la zone 1 du site de la Forêt ont également été traités selon ce procédé pour pouvoir être présentés au musée.